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La radiographie dite « standard » reste dans de très nombreuses situations médicales, un examen de première intention, parfois associée à l'échographie, avant réalisation de toute imagerie en coupes plus complexe type scanner ou IRM. |
La radiographie utilise un rayonnement (photons) appelé Rayons X émis à partir
d'une source (tube à rayons X) dans lequel une cible métallique chargée positivement (anode)
est bombardée par une pluie d'électrons provenant d'une cathode (chargée négativement)
à grande vitesse sous l'effet d'une différence de potentiel de plusieurs milliers de volts
produite par un générateur électrique puissant.
Cet apport d'énergie perturbe l'équilibre de chaque atome de l'anode.
Le retour à l'équilibre de ces atomes libère ce surplus d'énergie sous forme
de Rayons X.
Le faisceau de rayons X généré par ce tube est focalisé puis traverse l'épaisseur
du patient où il est absorbé de manière plus ou moins importante selon les structures et organes
traversés.
Le flux résiduel des rayons X à la sortie du patient est récupéré sur un
récepteur situé au-delà.
Plus le flux frappant le récepteur est important, plus son noircissement est marqué.
Le noircissement du récepteur dépend donc de l'absorption du faisceau de rayons X après sa
traversée du patient et varie selon les différentes composantes inclues dans le volume exploré.
Cette absorption dépend de l'épaisseur et du type de tissu traversés
(coefficient d'absorption propre à chaque tissu), très faible lorsque le rayonnement traverse de
l'air comme par exemple les poumons, d'où un noircissement important du film, alors qu'elle est
très importante par contre lorsque le faisceau traverse de l'os (faible noircissement et aspect donc blanc).
D'autres tissus ont des coefficients d'absorption intermédiaires d'où un noircissement
variable sur une échelle de gris.
L'utilisation d'un produit de contraste repose sur le caractère très absorbant de ces substances
aux Rayons X, ce qui permet d'opacifier (en blanc sur les radiographies) les structures dans lesquelles elles sont
administrées directement ou indirectement (vaisseaux ou cavités naturelles du corps).
Auparavant, ce récepteur était constitué d'une plaque (cassette) contenant un écran
réfléchisseur et un film radiographique qui était développé en chambre noire comme
un film photographique avec révélateur et fixateur chimiques (radiologie analogique).
Ce procédé devenu obsolète n'est plus utilisé sauf dans
la mammographie par certaines structures radiologiques car il reste validé dans le dépistage organisé du cancer du sein,
mais il sera progressivement remplacé à plus ou moins long terme par un système
numérisé.
Actuellement, le système récepteur est entièrement numérisé
(radiographie numérique ou digitalisée), qu'il s'agisse de
plaques au phosphore lues par un système laser (numérisation dite indirecte parfois appelée CR), ou de capteurs-plan analysant
directement les rayons X à la sortie du patient (numérisation dite directe parfois appelée DR).
L'information recueillie transite par des consoles informatiques avec réglage possible des constantes
de noircissement (contraste et luminosité) avant impression sur film radiographique par un procédé
laser qui n'utilise aucun produit chimique (aucune émission de polluants, les fixateurs et
révélateurs anciennement utilisés pour la radiographie analogique ayant ainsi presque
disparus du monde de la radiologie moderne).
Pour un organe ou une structure donnés à explorer, plusieurs obliquités du faisceau à
rayons X sont nécessaires pour son étude (incidences radiologiques) d'où
la réalisation de plusieurs clichés sous différents angles. Les films radiographiques ainsi
produits sont édités en noir et blanc et analysables sur les écrans lumineux spéciaux
appelés négatoscopes.
Le terme de radioscopie désigne la visualisation directe de
l'image radiologique sur un écran vidéo en temps réel, ce qui permet d'étudier
des structures mobiles et de positionner correctement le patient dans l'incidence souhaitée avant
de prendre le cliché radiographique proprement dit.
L'image finale obtenue sur chaque film radiographique est donc la résultante d'une
projection 2D sur un plan de l'ensemble des tissus traversés dans un volume donné,
ce qui constitue donc une superposition de différents noircissements liés à chaque tissu.
On comprend ainsi que certaines structures peu denses peuvent être masquées par d'autres plus denses
ou plus volumineuses, mais la radiographie standard a l'énorme avantage de présenter une vue
d'ensemble du volume analysé si bien qu'elle reste très souvent le premier pas
d'une démarche diagnostique en imagerie médicale , contrairement au scanner ou
à l'IRM qui restent des examens de seconde intention.
De plus, la facilité avec laquelle il peut être pratiqué des radiographies standards comparatives
(bonne reproductibilité) en fait un excellent moyen de surveillance pour contrôler
des pathologies simples notamment qui en ce qui concerne le squelette (exemple l'arthrose).
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Dernière mise à jour : 16-05-2011
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