Prise de médicaments :


Sauf exception, aucun médicament prescrit par ailleurs ne doit être arrêté en raison de la réalisation d'un examen d'imagerie médicale.

Dans le cas particulier des patients sous anticoagulants, certains prélèvements réalisés au cours de procédures radiologiques, scanographiques ou échographiques (ponction ou biopsie) nécessitent de prendre des précautions afin de réaliser le geste dans des conditions optimales de sécurité (minimiser les risques de complications hémorragiques) :

- Chez les patients sous antiagrégant plaquettaire (Plavix® ou Ticlid®), il est préconisé d'arrêter le traitement 8 jours avant le geste et en cas d'association Plavix-Aspirine, l'avis du cardiologue est indispensable pour savoir si l'état cardiaque du patient autorise l'arrêt du traitement pendant 8 jours.
Reprise du traitement le lendemain du geste.

- Pour les anti-vitamines K (Sintron®, Préviscan® etc.), leur arrêt est nécessaire 24 heures avant le geste de prélèvement avec relai par Héparine puis reprise 6 heures après le geste.
  Il convient donc de se rapprocher de votre médecin traitant ou de votre cardiologue pour adapter le traitement.

- En cas de traitement par Héparine, à dose préventive, elle doit être arrêtée 12 heures avant le geste.
Rapproche-vous de votre médecin traitant ou cardiologue afin d'adapter le traitement.
Reprise du traitement le lendemain du geste. A dose curative, il est nécessaire de différer le geste de prélèvement (la maladie pour laquelle l'héparine a été prescrite prime sur le prélèvement).

Chez les patients sous Anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) type aspirine et dérivés (Aspégic, Kardégic, Catalgine etc.), Apranax, Amidoxen (Pyroxicam), les ponctions sont réalisables si ces médicaments sont pris isolément; par contre pour les biopsies il est préférable de les interrompre 8 jours avant le geste.
Rapprochez-vous de votre médecin traitant.

Pour les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, il est recommandé pour les biopsies d'éviter leur prise dans les 48 heures qui précédent le geste surtout à haute dose.

Il vous est également demandé de réaliser un bilan biologique sanguin pour apprécier l'état de votre coagulation en cas de biopsie surtout si vous prenez un de ces médicaments exposant à des risques hémorragiques.


Grossesse et allaitement :


Concernant l'exposition aux Rayons X, en cas de grossesse, il est préférable dans la mesure du possible de différer après l'accouchement tout examen utilisant des rayons X concernant la région de l'abdomen et du pelvis (radiographie et scanner).

De même chez la femme en période de procréation, il est également recommandé sauf nécessité, d'effectuer les examens utilisant des rayons X concernant l'abdomen et le pelvis (radiographie et scanner) en première phase de cycle, au mieux dans les 10 premiers jours qui suivent le début des dernières règles.

Concernant les produits de contraste, si une injection de produit de contraste iodé est nécessaire pour l'examen radiologique chez une femme enceinte et si l'examen ne peut être différé après l'accouchement, il conviendra d'informer l'équipe pédiatrique qui prendra en charge le bébé d'une possibilité de dysfonctionnement thyroïdien transitoire à la naissance si l'injection de produit de contraste a lieu après les douze premières semaines d'aménorrhée (arrêt des règles).

En cas de grossesse, l'injection du Gadolinium utilisé en IRM est proscrite en raison du principe de précaution même si ses effets sur l'enfant à naître n'ont pas été prouvés.

En cas d'injection de produit de contraste iodé ou de Gadolinium en cours d'allaitement, il est recommandé d'interrompre l'allaitement 48 heures après cette injection.

  Ces recommandations ont été établies en Avril 2005 par le Comité Interdisciplinaire de Recherche et de Travail sur les Agents de Contraste en Imagerie (CIRTACI) et la Société Française de Radiologie (SFR).

Concernant l'exposition au champ magnétique et à l'onde de radiofréquence de l'IRM, la grossesse n'est pas une contre-indication à l'IRM.
En effet, contrairement à la radiologie ou au scanner, l'IRM n'utilise aucun rayonnement ionisant et représente, avec les ultrasons (échographie), l'indication de choix des explorations d'imagerie médicale chez la femme enceinte.

Il n'y a actuellement pas d'études concluantes affirmant la nocivité des facteurs physiques mis en jeu par l'IRM pour l'embryon.
L'IRM est même proposée pour l'étude complémentaire de certaines malformations fœtales suspectées en échographie.


Cependant et sur le principe de précaution, il est préférable d'éviter l'IRM chez la femme enceinte au cours du premier trimestre d'une grossesse, sauf en cas de nécessité médicale, c'est à dire en pratique si l'IRM est susceptible d'apporter des informations qui autrement auraient nécessité l'emploi de techniques d'imagerie irradiantes (recommandation américaine de la FDA, Food and Drug Administration). Dans ce cas, l'injection de Gadolinium reste proscrite (voir supra).


Diabète :


Certains examens radiologiques peuvent nécessiter l'injection d'un produit de contraste iodé par voie intraveineuse (ou plus rarement par voie intra-artérielle).

Le diabète ne constitue pas une contre-indication absolue à la réalisation d'un examen radiologique utilisant une injection de produit de contraste iodé. Il convient simplement de respecter un certain nombre de précautions :

- Il faut disposer d'une prise de sang récente datant de moins de 3 mois (plus récente si événement intercurrent) contenant un dosage de la créatinine pour apprécier la fonction rénale.

  - Il faut maintenir une hydratation importante et on préconise en pratique de boire 2 litres d'eau riche en sodium et en bicarbonate (type Vichy St-Yorre) 24 heures avant et après l'examen.

- Dans les cas où le jeûne est prescrit l'examen est si possible programmé en début de matinée ou d'après midi pour en limiter les effets. A défaut, il faut venir une à deux heures avant l'heure de rendez-vous de l'examen afin que ce soit posée une perfusion de sérum glucosé jusqu'à la reprise d'alimentation après l'examen, la durée totale du jeûne ne devant pas excéder 6 heures.

- Chez les patients sous Metformine (Glucophage®, Glucinan®, Stagid® et génériques) il convient d'arrêter le traitement 48 heures après l'injection (il n'est plus recommandé de l'arrêter 48 heures avant l'examen). Une prescription pour dosage sanguin de la créatinine à 48 heures sera réalisée pour vérifier la fonction rénale avant reprise du traitement.

- Ne pas interrompre l'insuline. Les séries d'injection d'insuline peuvent néanmoins au besoin être adaptées en fonction de la nécessité ou non d'un jeûne. Rapprochez-vous de votre médecin traitant ou de votre diabétologue.

Ces recommandations ont été établies en Avril 2005 par le Comité Interdisciplinaire de Recherche et de Travail sur les Agents de Contraste en Imagerie (CIRTACI) et la Société Française de Radiologie (SFR).


Insuffisance rénale :


Certains examens radiologiques peuvent nécessiter l'injection d'un produit de contraste iodé par voie intraveineuse (ou plus rarement par voie intra-artérielle).

L'insuffisance rénale ne constitue pas une contre-indication absolue à la réalisation d'un examen radiologique utilisant une injection de produit de contraste iodé. Il convient simplement de respecter un certain nombre de précautions :

- En cas d'insuffisance rénale connue, il faut disposer d'une prise de sang avec un dosage de la créatinine datant de moins de 3 mois (plus récente si événement intercurrent). Si le dosage de créatinine sanguine est supérieur à 200 µmol/ml ou si la clairance à la créatinine est inférieure à 30 ml/mn, il faut à priori récuser l'indication d'injection et s'orienter vers une technique d'examen alternative en accord avec le radiologue ou demander un avis spécialisé néphrologique si l'injection iodée reste indispensable. Après l'examen, il sera prescrit un dosage sanguin de la créatinine pour vérifier la fonction rénale.

- Il est conseillé d'arrêter les médicaments toxiques vis-à-vis du rein, notamment les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS),  les coxibs (variété d'anti-inflammatoires) et certaines chimiothérapies notamment à base de dérivés de platine (attendre 7 jours entre 2 cures).

- Il faut maintenir une hydratation importante et on préconise en pratique de boire 2L d'eau riche en sodium et en bicarbonate (type Vichy St-Yorre) 24 heures avant et après l'examen.

- En cas d'hémodialyse ou de dialyse péritonéale, l'examen radiologique est programmé indépendamment des séances de dialyse et il n'est pas nécessaire de prévoir une séance de dialyse supplémentaire sauf indication spécifique du néphrologue.
 
Ces recommandations ont été établies en Avril 2005 par le Comité Interdisciplinaire de Recherche et de Travail sur les Agents de Contraste en Imagerie (CIRTACI) et la Société Française de Radiologie (SFR).

- Enfin, une recommandation récente de Février 2007 de l'AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) précise qu'il faut éviter l'injection d'Omniscan® ou de Magnévist® (produit de contraste utilisé en IRM) chez les insuffisants rénaux sévères. Dans cette situation, en pratique, l'utilisation de Dotarem® reste possible si un bénéfice médical est attendu pour le diagnostic.


Autres pathologies et fonction rénale :


Certains examens radiologiques peuvent nécessiter l'injection d'un produit de contraste iodé par voie intraveineuse (ou plus rarement par voie intra-artérielle).

N'hésitez pas à nous informer d'un état pathologique sévère : en cas de myélome avec protéinurie, d'insuffisance cardiaque sévère, de cirrhose décompensée ou de syndrome néphrotique, les mêmes règles que celles appliquées à l'insuffisance rénale seront appliquées.


Allergies :


Certains examens radiologiques peuvent nécessiter l'injection d'un produit de contraste soit à base d'iode dans le cadre des procédures radiologiques ou à base d'un produit appelé Gadolinium en IRM.

Le risque d'une réaction allergique à ces produits reste faible, plus souvent rencontré pour les produits de contraste iodés ne serait-ce que par leur utilisation statistiquement beaucoup plus fréquente dans les examens d'imagerie médicale.

En fait la notion même d'allergie à iodereste discutée et un certain nombre d'auteurs estime que ce n'est pas l'iode lui-même qui est allergisant mais la molécule qui contient l'iode, si bien qu'un individu serait allergique à un produit de contraste donné sans nécessairement être allergique à un autre produit de contraste car il existe sur le marché plusieurs variétés de molécules (marques déposées de différents laboratoires), aucune molécule n'ayant jusqu'à présent prouvé réellement qu'elle était moins allergisante qu'une autre.

Ce type de réaction même rare reste complètement imprévisible, mais elle nécessite une première phase de sensibilisation au produit de contraste incriminé, et donc suppose que ce produit ait déjà été administré auparavant à l'occasion d'une procédure d'imagerie médicale utilisant le même produit de contraste. La notion d'allergie croisée à différents produits de contraste iodés reste débattue.

Les réactions allergiques surviennent le plus souvent après des injections intraveineuses, parfois aussi par voie intra-artérielle (artériographie) mais cette pratique est moins fréquente, et peuvent également se rencontrer à l'occasion d'opacifications radiologiques de cavités naturelles (articulations dans les arthrographies, utérus dans les hystérosalpingographies).

  Les réactions allergiques peuvent être soit mineures à type de rougeurs cutanées ou d'urticaire, soit plus sévères à type de troubles cardio-respiratoires (choc anaphylactique) ou laryngés (œdème de Quincke).

Il existe chez certains patients une prédisposition (terrain dit atopique) qui les expose plus à de telles réactions allergiques au produit de contraste, ces patients présentant, parfois associés, un choriza spasmodique (rhume des foins), un asthme, une urticaire ou autre.
Le cas des allergies alimentaires est particulier.

Lorsqu'un terrain atopique est précisé à la demande de rendez-vous, même si aucune prémédication n'a fait la preuve de son efficacité, il reste d'usage (principe de précaution) de proposer une prémédication 3 jours avant la date de l'examen nécessitant une injection iodée.
Il est donc impératif que vous précisiez vos antécédents allergiques à la prise de rendez-vous afin qu'une prémédication adaptée vous soit proposée.
Dans les cas d'antécédent allergique grave (choc anaphylactique, œdème de Quincke), il est préférable d'éviter cette injection sauf nécessité vitale ou si le médecin radiologue la juge indispensable au diagnostic (l'examen sera alors programmé dans un établissement d'hospitalisation, à la clinique CMCO Côte d'Opale, qui dispose des infrastructures et du personnel médical pour la prise en charge de tels aléas éventuels).


Pathologies thyroïdiennes :


Certains examens radiologiques peuvent nécessiter l'administration d'un produit de contraste iodé notamment par voie intraveineuse (ou plus rarement par voie intra-artérielle).

La thyroïde est un organe situé en avant de la trachée cervicale qui capte l'iode si bien que l'iode contenu dans ce produit de contraste va s'accumuler dans la thyroïde et la saturer.

Cela n'a habituellement aucune conséquence, mais il faut en tenir compte en cas de réalisation d'une scintigraphie thyroïdienne dont les résultats peuvent être perturbés par cette injection iodée jusqu'à 2 à 3 mois après l'injection. 
De même, l'injection iodée peut rendre inopérant un traitement radio-isotopique utilisé dans certaines maladies thyroïdiennes.
Il est également recommandé d'éviter une injection de produit de contraste iodé en cas de thyrotoxicose (poussée aiguë d'hyperthyroïdie) et il convient donc de se rapprocher du médecin qui vous suit pour ces problèmes thyroïdiens (médecin traitant ou endocrinologue) en lui signalant l'injection iodée si elle est nécessaire à la réalisation d'examen radiologique.


Divers :


De manière générale, n'hésitez pas à nous prévenir de tout état pathologique particulier qui pourrait nécessiter une prise en charge spécifique.

Pour les patients à mobilité réduite, le temps de l'examen peut s'en trouver augmenté, et être prévenus du handicap nous permet d'adapter les horaires de rendez-vous.

Sachez également que de nombreux examens d'imagerie médicale nécessitent d'être réalisés dans des tenues vestimentaires légères, en sous-vêtements voire tout ou partie dénudé(e), et que nous faisons au mieux pour respecter votre intimité notamment par le port d'une blouse de protection si nécessaire.

Les patients claustrophobes peuvent avoir des difficultés à réaliser certains examens, notamment l'IRM du fait de l'exiguïté de l'appareil, une prémédication à base d'anxiolytiques arrivant dans la majeure partie des cas à contrôler cette angoisse.

Les patients porteurs de matériel métallique soit médical (pacemaker, neurostimulateur, implants cochléaires, prothèse etc.) soit non médical (corps étrangers) doivent le signaler car certains peuvent constituer une contre-indication à l'IRM.

Dernière mise à jour : 07-04-2011  

 

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