RIM Boulogne-sur-Mer MAMMOGRAPHIE et SENOLOGIE


Circonstances de l'examen (Mammographie de diagnostic ou de dépistage) :

Un examen mammographique peut se pratiquer dans 2 grands types de circonstances :

  soit la femme a remarqué une anomalie d'un ou des 2 seins (autopalpation d'une masse, écoulement anormal, aspect inflammatoire de la peau), soit c'est son médecin traitant ou gynécologue qui en l'examinant à titre systématique a découvert une anomalie clinique : la mammographie est alors dite diagnostique, car elle va chercher à objectiver une anomalie radiologique qui est à l'origine du problème. Les douleurs de seins (mastodynies) sont un symptôme fréquent de consultation mais la très grande majorité des cancers du sein ne sont pas douloureux et les douleurs n'ont habituellement pas d'équivalence radiologique quelque soit le type d'imagerie utilisée.

soit la patiente ne présente aucune symptomatologie fonctionnelle, aucune plainte, et l'examen clinique des seins réalisé par le médecin traitant ou le gynécologue par ailleurs n'a révélé aucune anomalie visible ou palpable. La mammographie est alors réalisée dans un cadre de dépistage de cancer du sein afin de détecter un cancer dit « infra-clinique ».  

Deux types de dépistage actuellement coexistent en France :

le dépistage individuel, que chaque femme peut envisager sur demande de son médecin traitant ou gynécologue, un premier examen de référence à partir de l'âge de 40 ans étant habituellement recommandé en l'absence de facteur de risque particulier.

le dépistage organisé, qui entre dans le cadre du Plan Cancer voulu par la Présidence de la République en 2003 avec extension France entière du dépistage du cancer du sein en 2004 pour toutes les femmes de 50 à 74 ans. Chaque femme peut bénéficier d'un dépistage organisé tous les deux ans dans cette tranche d'âge, une invitation étant adressée aux patientes par la structure de gestion départementale qui organise ce dépistage dans le Pas-De-Calais, Opaline 62.

La réalisation technique des deux types de dépistage est strictement identique : dans les deux cas il est réalisé 2 incidences par sein, au besoin des incidences complémentaires localisées ou des agrandissements si le radiologue le juge nécessaire, voire une échographie des seins dans les suites immédiates de la mammographie.

Seul le rendu des résultats diffère, puisqu'en dépistage individuel, la patiente récupère directement ses résultats, alors qu'en dépistage organisé, les clichés sont adressés à la structure de gestion Opaline 62 afin de pouvoir bénéficier d'une deuxième lecture. Cette deuxième lecture, uniquement réalisée dans le cadre du dépistage organisé chez les femmes de 50 à 74 ans, est réalisée par un radiologue d'un autre centre d'imagerie médicale qui se déplace sur les sites de lecture d'Opaline (Calais et Béthune) et qui émet un deuxième avis sur les résultats de la mammographie.

Seules les mammographies considérées comme normales par le radiologue premier lecteur du Cabinet Mont-Joie sont envoyées en seconde lecture à Opaline. Si la deuxième lecture d'Opaline confirme la normalité de l'examen, les clichés avec compte-rendu définitif sont renvoyés sous 15 jours directement à la patiente à son domicile. Si le deuxième lecteur émet un avis contraire (on parle de discordance entre le premier et le deuxième lecteur), le premier lecteur du cabinet Mont-Joie ainsi que la patiente et son médecin traitant ou gynécologue en sont avertis, afin de pouvoir réaliser soit des clichés complémentaires, soit une échographie complémentaire, soit afin de proposer un suivi ultérieur rapproché.

Dans tous les cas de figure même en cas de normalité, la patiente ainsi que son médecin traitant ou gynécologue, reçoivent les résultats de la mammographie (double du compte-rendu), seule la patiente étant au final destinataire également des clichés mammographiques et/ou échographiques complémentaires.

Si vous souhaitez que votre médecin traitant ou gynécologue commente secondairement les résultats de cette mammographie, il convient donc de respecter un délai minimum (au moins 15 jours) entre la date de réalisation de la mammographie et la consultation de votre médecin.

Les résultats sont classés en 5 catégories nommées ACR (sigle de l'American College of Radiology, société savante américaine qui a proposé cette classification dite BI-RADS Breast Imaging Reporting and Data System, transposée en France afin de tenir compte des particularités de notre mode de dépistage organisé).

En cas d'examen négatif, c'est-à-dire ne décelant pas de signe de cancer du sein et ne nécessitant pas de suivi rapproché, une invitation à dépistage organisé sera de nouveau adressée à la patiente par Opaline 2 ans plus tard (rythme biennal du dépistage). La classification est alors ACR 1 (normale) ou 2 (anomalie sûrement bénigne).

Un dépistage positif c'est-à-dire révélant une anomalie (mais « anomalie » ne signifie pas obligatoirement et loin de là « cancer »), conduit suivant les cas à 3 types de prise en charge :

il peut s'agir d'une demande de suivi rapproché, c'est-à-dire qu'au lieu de réaliser un contrôle systématique à 2 ans, une mammographie de contrôle uni ou bilatérale est proposée dans un délai variable qui peut être habituellement de 4 à 6 mois selon la nature de l'anomalie observée. La classification est alors ACR 3.

si le radiologue juge que l'anomalie observée doit et peut techniquement bénéficier d'un prélèvement, le médecin radiologue propose une date de rendez-vous dans les meilleurs délais selon la technique qui lui paraît la mieux adaptée à l'anomalie observée (micro-biopsie sous guidage échographique, sous guidage mammographique dit stéréotaxique, ou macro-biopsie par Mammotome). La classification est alors ACR 4.

si le radiologue juge que l'anomalie observée nécessite une prise en charge chirurgicale impérative, la classification est ACR 5, ce qui ne dispense pas pour autant de réaliser des prélèvements préalables car ils restent indispensables à la planification technique de l'intervention.

Enfin, dans certains cas, la mammographie doit être complétée de manière différée par des examens complémentaires (hors échographie) qui peuvent être une IRM mammaire ou une galactographie. Dans ces cas, la classification est ACR 0 et un rendez-vous complémentaire est programmé dans les meilleurs délais avant classification définitive de 1 à 5.

Cette classification ACR repose en fait sur des données statistiques : plus l'indice de la classification est élevé, plus le risque que l'anomalie mammographique observée corresponde à un cancer du sein est élevé. Il faut néanmoins garder à l'esprit que même une classification ACR 5 ne correspond pas à 100% de cancers : il s'agit avant tout d'une classification qui définit un risque et une conduite à tenir. A l'inverse un examen normal (ACR 1 ou 2) n'affirme pas définitivement l'absence de cancer, la mammographie ne pouvant dépister 100% des cancers du sein même s'il s'agit de l'examen démontré comme étant le plus performant pour le dépistage.

Il existe donc des cas où un cancer du sein se déclare entre 2 dépistages (d'où le terme de « cancer de l'intervalle »), rappelant que la mammographie peut manquer certains cancers de diagnostic difficile. Le rythme biennal entre deux examens dans le cadre du dépistage organisé dans la tranche d'âge concernée (50-74 ans) a été choisi nationalement par les Tutelles afin de limiter au mieux ce risque de cancer de l'intervalle dans un souci de rapport coût/bénéfice.

Signalons aussi le cas des patientes qui nécessitent un suivi annuel particulier : il s'agit des patientes personnellement suivies pour antécédent de cancer du sein chez qui le risque de développer un second cancer (ou une récidive locale) est plus élevé que dans la population générale et donc pour lesquelles une surveillance mammographique tous les ans est indispensable, au minimum pendant les 10 ans qui suivent la découverte du cancer initial, l'idéal étant une surveillance à vie.

Une autre catégorie de femmes dites à risque est à surveiller annuellement, soit parce qu'un risque histologique a été découvert lors d'une biopsie antérieure (type néoplasie lobulaire in situ ou hyperplasie épithéliale atypique), soit parce qu'il existe une prédisposition génétique confirmée. D'autres femmes présentent en outre une forte probabilité de prédisposition génétique au cancer du sein, en particulier lorsqu'il existe des antécédents familiaux nombreux de cancer du sein ou de l'ovaire : une telle probabilité est soupçonnée habituellement quand il existe 3 antécédents familiaux du premier ou deuxième degré dans la même branche, ou 2 antécédents familiaux du premier ou deuxième degré dont un parent au moins avant 40 ans ou dont un parent avec cancer bilatéral ou avec association de cancer du sein et de l'ovaire ou plusieurs cancers de l'ovaire.

Ces trois groupes de population (femmes suivies pour de cancer du sein, celles avec atypies histologiques, et celles avec prédisposition génétique confirmée ou supposée), ne sont éligibles de principe au dépistage organisé du cancer du sein car elles doivent bénéficier d'une surveillance annuelle plus fréquente donc que le rythme biennal du dépistage organisé.

Ajoutons que les femmes qui ont bénéficié d'une mammographie à moins d'un an à titre diagnostic ou de dépistage, et celles qui sont suivies pour une image anormale connue, ne peuvent pas bénéficier du dépistage organisé qui ne s'adresse par définition qu'aux anomalies infra-cliniques chez les patientes asymptomatiques sans suivi particulier. Dans le cadre du dépistage organisé normalement tous les 2 ans dans la tranche d'âge concernée (50-74 ans), il existe une tolérance par Opaline pour que l'examen soit pris en charge après 22 mois d'un précédent dépistage Opaline (autrement dit en deçà de 22 mois, la prise en charge du dépistage organisé ne peut s'appliquer).

La prise en charge de la mammographie, que l'examen soit réalisé à titre diagnostic ou dans le cadre d'un dépistage individuel ou pour suivi particulier (anomalie connue à surveiller, antécédent de cancer de sein, de risque histologique ou génétique) bénéficie de couverture habituelle de la Sécurité Sociale et des mutuelles (70% par la caisse d'assurance maladie, le reste à charge du patient ou de sa mutuelle dans le cadre du ticket modérateur).

Seul le dépistage organisé dans la tranche d'âge 50-74 ans bénéficie d'une couverture à 100% par les caisses d'assurance maladie avec deuxième lecture, les examens complémentaires éventuellement pratiqués secondairement (échographie, prélèvements, IRM) faisant l'objet d'une prise en charge habituelle (70% par l'assurance maladie et ticket modérateur).

Opaline 62

Dernière mise à jour : 07-04-2011  

 

Accueil - Infos pratiques - Equipe - Prise en charge - Rendez-vous - Préparation aux examens - Précautions - Résultats - Examens - Charte & label qualité - Liens - Contact

 

© 2008 - 2014 RIM  Radiologie Imagerie Médicale - Mentions légales
Radiologie Imagerie Médicale
Recherche :
accueil Plan du site Contact
Accueil Plan Site Contact

 




Radiologie Imagerie Médicale
17, rue Montjoie
62280 Saint-Martin-Boulogne

Tél : 03.21.31.51.47
Fax : 03.21.83.42.77

 

Email  Email